Mercredi 28 novembre 2007

==> Première partie

Je n’avais pas prévu une deuxième partie mais une amie s’étant rendue au Japon m’ayant raconté deux nouvelles petites légendes (merci Amélie ^^), je me suis dit que j’allais aussi vous en faire profiter. [J'espère que je me trompe pas ^^']


~*°*~ O-kiku Ningyou (Poupée O-kiku) ~*°*~ cette poupée pas comme les autres se situe dans un temple bouddhiste à Hokkaido. Qu’a t-elle de plus que les autres poupées ? Et bien, ses cheveux poussent ! On a beau lui couper les cheveux, encore et encore qu’ils poussent toujours !
Les moines du temple s’occupent de la poupée en la coiffant et en lui coupant les cheveux une fois par an, mais cela dure depuis des années !
Il est même possible de voir cette poupée dans le temple en question.

 

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Derrière cela, il y a une petite histoire. Celle-ci se situe un peu avant 1920. Une jeune homme, alors en voyage d’affaires au Japon, voit dans une boutique une jolie petite poupée vêtue d’un kimono aux cheveux ondulés. Il l’acheta pour sa petite sœur âgée de 2 ans à l’époque. La petite fille était très contente de ce cadeau et jouait tout le temps avec la poupée mais elle mourut, de maladie, à l’âge de 3 ans. Après la mort de la fillette, sa famille déménagea mais ne savait que faire de la poupée. Ils ont donc demandé à un monastère s’il voulait bien s’en occuper. Et les moines acceptèrent…
Un peu plus tard, on fit une remarque à l’un des moines, comme quoi les cheveux de la poupée étaient devenus plus longs. Le moine n’y croyait guère et se dit que ceci était l’imagination de son interlocuteur. Mais ce dernier insistant, ils firent une vérification et en effet, les cheveux de la poupée étaient bien plus longs !
Le moine décida alors de couper ses cheveux, se disant qu’ils deviendraient plus courts… Mais ils devinrent plus longs encore !
Les moines ne savaient plus quoi penser… Ils continuèrent à lui couper les cheveux régulièrement, mais rien n’y faisait : ils poussaient toujours.
Il paraîtrait même que cette poupée se met à sourire désormais en ouvrant à peine la bouche.
Les cheveux, eux, ont été analysés et seraient en fait des cheveux humains !
Et il semblerait que la poupée renferme l’âme de la petite fille morte à 3 ans, Kikuko Suzuki.


~*°*~ Le château de Himeji (Kobe) ~*°*~ Ici, il est encore une fois question d’une "Okiku" mais rien à voir avec l’histoire du dessus.
Okiku, une servante du château, qui eut écho d’un plan d’assassinat envers le seigneur, réussit à empêcher le complot, mais dans le secret. Seulement, ceux qui étaient à l’origine de ce plan ont voulu se venger. Ils ont volé un trésor, appartenant au château et parvinrent à faire passer la servante pour la coupable.
La jeune femme fut alors torturée jusqu’à ce que mort s’ensuive, puis son corps fut jeté dans l’un des puits du château.
Depuis, il semblerait que son fantôme hante le château, et qu’Okiku apparaît en sortant du puits (On sait d’où vient Sadako maintenant) qui accueille beaucoup de visiteurs.

C’est la version que je vous raconte, mais apparemment, il en existe plusieurs. Dans une autre version, c’est Okiku qui se jette dans le puits ou bien elle est simplement tuée par son maître et jetée dans le puits, suite à une assiette cassée.

 

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Connaissez-vous les autres versions de ces légendes ?
Si oui, n’hésitez pas à apporter quelques précisions.

Pour ceux qui se sont rendus au Japon : avez-vous eu l’occasion de visiter le temple où il y a la poupée ainsi que le château d’Himeji ? Sinon, avez-vous l’intention de le faire si vous vous y rendez ?



Samedi 24 novembre 2007

Parlons culture, mais tournons nous cette fois vers la Chine et l’un de ses peuples atypiques, à savoir les Na (Naxi), qu’on peut appeler aussi Mo-so.

Il existe encore de nos jours, certaines ethnies qui vivent de façon bien différentes de la notre et les Na en font partie.
Ce peuple d’agriculteurs dans les montagnes de l’Himalaya, au nombres de 30 000 environ, vit dans les provinces de Yunnan et de Sichuan, et pratique la polygamie. Chez eux, l’institution du mariage n’existe pas, la jalousie non plus, et donc, chacun peut aller voir à droite et à gauche lorsqu’il le désire. Il n’y a donc pas de maris, mais des "Acias", à savoir, les amants. Ce sont eux qui viennent auprès des femmes, la nuit, pour savoir si elles désirent avoir une relation intime avec eux. La femme est alors libre d’accepter ou de refuser, on ne lui impose rien. Les hommes viennent soit furtivement et ne désirent pas se montrer ou alors ostensiblement, et n’ont rien à cacher.
Par contre, point important à soulever, l’inceste est prohibée et les relations entre frères et sœurs sont très surveillées.

Mais comment cohabitent-ils ?
Les femmes vivent dans des maisons, en compagnies de leurs frères et sœurs, de différentes générations, alors que les hommes vivent dans des maisons de leur propre lignée. Quand les hommes viennent rendre "une petite visite" aux femmes et que celles-ci acceptent, ils doivent impérativement quitter le lit de la dame avant l’aube.
Cette pratique de la polygamie s’estompe pour les hommes une fois leurs 35 ans atteints.

Pour ce qui est du travail, les hommes semblent plutôt inactifs. Il s’occupent plutôt de faire des réparations dans les maisons, de les aménager ou bien d’en construire de nouvelles. Pour le reste, ce sont les femmes qui travaillent et elles sont considérées comme les chefs de la famille.

Quant aux enfants, ils vivent avec leurs mères et se font élever par les membres de sa lignée. Et le père n’intervient pas, de toute façon, il est rarement reconnu et les femmes n’identifient pas non plus les pères de chaque enfant (bah, c’est ça quand on va à gauche et à droite).
Et d’ailleurs, le mot "père" chez les Na ne semble pas exister, du moins si, mais ce terme reste très secondaire.

Tout de même, certains Na peuvent vivre différemment et dans ce cas, pratiquent le concubinage et parfois même le mariage, depuis que le régime de Pékin, qui désire surtout réduire le nombre de naissances, tente de leur imposer cette institution (les naissances chez les Na désormais peuvent être le fruit de lourdes amendes). Mais ce mode de vie est vraiment très rare et les Na préfèrent vivre en tant que polygames. Et même si certains Na se marient, cela n’empêche pas les hommes d’aller visiter d’autres femmes, furtivement.

 

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Alors, saviez-vous que certains peuples vivaient de cette manière ?
Que pensez- vous de leur façon de vivre ?
Pourriez-vous vivre ainsi ou au contraire, cela dépasse tout entendement ?
Jeudi 15 novembre 2007

Je voudrais vous parler ici d'une forme d’art qu’on appelle "japonisme", ou l’influence de l’art japonais sur les occidentaux.


Cet art est d’abord tiré de l’ukiyo-e, l’art des "images du monde flottant" dont les peintres impressionnistes et cubiste d’Europe commencent à s’inspirer à partir de 1870. Les artistes japonais de ce mouvement sont principalement Katsushika Hokusai, Utamaro Kitagawa ou encore Utagawa Hiroshige, artistes alors très peu reconnus dans leur pays.

Mais c’est en 1856 qu’un artiste français, Félix Bracquemond, commence à s’inspirer fortement de l’art japonais, en copiant tout d’abord une œuvre d’Hokusai. Petit à petit et de manière importante, les gens s’intéressent à l’art japonais, et les collectionneurs, ainsi que des critiques d’art, se rendent au Japon, entre 1870 et 1880. Grâce à eux, l’art japonais est exposé en Europe, et surtout en France. L’évènement marquant qui démontre cela est l’exposition universelle de Paris de 1878 où sont exposées diverses collections de marchands d’art tels que l’allemand Samuel Bing, et les français Emile Guimet et Philippe Burty. Ce dernier a d’ailleurs écrit une série d’articles dans la revue "Renaissance littéraire et artistique" en 1872 consacrés à ce mouvement et c’est là, qu’il lui donne le nom de "japonisme".

Dans les artistes les plus connus qui ont usé du japonisme, nous pouvons citer : Monet, Picasso, Van Gogh, Renoir, Manet et bien d’autres encore.

Mais le japonisme n’est pas présent uniquement dans la peinture, il l’est aussi dans l’écriture et notamment dans le roman "Madame Chrysanthème" de Pierre Loti, en 1887. Ce roman a reçu un immense succès et a encore accru la célébrité du mouvement. L’histoire de ce livre se déroule au Japon, où un officier de la marine française s’éprend d’une geisha.

Les objets d’arts tels que les sculptures en  grès émaillé de Jean-Joseph Carriès et les productions en métal patiné de la Maison Christofle ont aussi été touchés par le japonisme.

En 1889 et 1890, les expositions universelles de Paris remportent une fois de plus un franc succès avec au programme des estampes, des productions en céramique et l’architecture. Et en 1892, des œuvres japonaises font désormais partie intégrante du Musée du Louvre !

Pour l’exposition universelle de 1900, cela va de plus belle et même l’Empereur Meiji y apporte quelques pièces de sa propre collection, et d’autres très grandes œuvres y sont également présentes.

De ce fait, grâce à ce mouvement très popularisé en Occident, et surtout en France donc, des œuvres qui ont été peu reconnues au Japon se sont vues sauvées du fait qu’elles auraient pu disparaître dans la nature si personne ne leur avait porté d’intérêt. De plus, ceci a aussi permis de développer une autre forme de l’art japonais.

Mais tout ceci n’a pas laissé indifférents les artistes nippons. En réponse à cela, ils ont créé deux grandes écoles de peinture : Nihon-ga (la voie japonaise) et Yo-ga (la voie occidentale).

Si la première perpétue le style japonais, la seconde elle démontre les technique de la peinture à l’huile. Les leaders de celle-ci sont Seiki Kuroda (peintre et professeur) et Keiichiro Kume (peintre qui a étudié à Paris). Ils ont même fondé Hakyba-kaï, "la société du cheval blanc" qui regroupe ces œuvres typées de l’occident à travers des réflexions.
Ce mouvement d’occidentalisation au Japon qui se nomme "bunmei-kaika" a toutefois rencontré peu de succès contrairement au Japonisme. C’est bien après qu’ils s’y sont intéressés.


Quelques illustrations du japonisme :

 

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"La courtisane" de Van Gogh (inspirée par Eisen – 1887)


 

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Plat de faïence par Emile Gallé


 

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"Le Peintre japonais" d’Adolf Von Menzel


 

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"La japonaise" de Monet (1876)



Dans l'article, vous remarquerez que j'y ai mis certains liens vers des pages wikipédia, afin d'assouvir votre soif de savoir (ou pas). Ce sont la plupart des noms, éventuellement non connus, cités dans l’article.


En questions, je vous demanderai juste ce que vous pensez du japonisme, et aussi du mouvement inverse, soit le bunmei-kaika, et aussi si vous connaissez des artistes récents (dans les domaines tels que la peinture ou la sculpture) en rapport avec ces mouvements.

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